Pour concurrencer la puissance croissante de SpaceX aux États-Unis, les trois principaux constructeurs aérospatiaux européensFormaliser l'accord, fusionneront leurs unités spatiales respectives pour créer une nouvelle coentreprise. Financial TimesLes rapports allèguentAirbus, cofondé par la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni, et le « leader spatial européen » formé par l'italien Leonardo SpA et le français Thales, auront le potentiel de devenir un concurrent sérieux de SpaceX.
En intégrant ses ressources, Airbus détient 35% du capital, devenant ainsi le premier actionnaire
Selon l'accord finalisé, la coentreprise, dont le nom n'a pas encore été dévoilé, aura son siège social en France et devrait employer environ 25 000 personnes. Airbus détiendra 35 % du capital, tandis que Leonardo et Thales en détiendront chacun 32.5 %.
« Ce projet de création de société marque une étape clé pour l'industrie spatiale européenne. Il incarne notre vision commune de bâtir un acteur européen plus fort et plus compétitif sur un marché spatial mondial de plus en plus dynamique », ont souligné les trois entreprises dans un communiqué commun.
Le communiqué mentionne également qu'en réunissant talents, ressources, expertise et capacités de R&D, la nouvelle société vise à « générer de la croissance, accélérer l'innovation et offrir une plus grande valeur aux clients et aux parties prenantes ».
Objectif : Renforcer la souveraineté spatiale européenne et contrer Starlink
Les dirigeants espèrent que la nouvelle entreprise répondra mieux aux aspirations de l'Europe à la « souveraineté » spatiale, notamment en construisant son propre système pour concurrencer le réseau de communication par satellite en orbite basse Starlink de SpaceX. Parallèlement, le renforcement de la présence européenne dans l'espace est également considéré comme un élément clé du renforcement de ses capacités globales de sécurité et de défense.
Il convient de noter que Thales et Airbus, concurrents de longue date sur le marché des satellites, ont désormais transformé leurs rivaux en amis et collaboré, démontrant ainsi que l'industrie européenne a compris l'urgence de consolider ses ressources. Leonardo, reconnu pour son expertise en systèmes et services spatiaux, renforce le potentiel des trois entreprises à concurrencer SpaceX.
Opération indépendante, conservant les bases existantes, la priorité principale étant l'amélioration de l'efficacité des satellites
Les trois entreprises ont déclaré qu'elles n'envisageaient pas de fermer leurs bases existantes et que chaque pays conserverait ses capacités et installations spatiales. La nouvelle entreprise fonctionnera comme une entité indépendante, telle une « start-up », dotée de ressources financières extrêmement solides.
Quant à la priorité absolue de la nouvelle société, le rapport indique qu'elle sera de trouver des moyens plus efficaces de développer et de fabriquer des satellites pour faire face à la pression des coûts et de la vitesse exercée par des concurrents tels que SpaceX.
Opérationnel en 2027 ? Sous réserve d'approbation réglementaire.
Les discussions concernant la fusion remontent à 2019. Bien que l'accord soit désormais finalisé, il nécessite encore l'approbation des autorités réglementaires. Les trois entreprises prévoient que, si tout se déroule bien, la nouvelle coentreprise pourrait être opérationnelle dès 2027.
D'autre part, son principal concurrent, SpaceX, développe actuellement activement le lanceur super-lourd de nouvelle génération Starship, et avance également lentement son plan d'atterrissage lunaire habité, bien que ce dernier semble avoir rencontré certains obstacles qui pourraient causer des retards récemment.








