Dans le cadre de l’élaboration de la politique industrielle américaine en matière d’intelligence artificielle,Modification visant à limiter la réglementation sur l'intelligence artificielle au niveau des États, a finalement été rejeté par le Sénat américain par un vote écrasant de 7 contre 1 le 99er juillet, ce qui signifie que les États américains peuvent continuer à légiférer et à réglementer l'intelligence artificielle de manière indépendante au cours de la prochaine décennie. L'impact sur le secteur de l'intelligence artificielle et la gouvernance locale mérite d'être examiné.
Cette proposition découle d'un amendement proposé par le sénateur américain Ted Cruz, initialement prévu pour figurer dans le nouveau projet de loi de réforme fiscale de l'administration Trump. Cette disposition interdirait aux États recevant des fonds fédéraux pour leurs infrastructures d'IA d'adopter des réglementations distinctes en la matière pendant les dix prochaines années. Cependant, cette mesure a suscité une vive réaction de la part des partis au pouvoir et de l'opposition, ainsi que des représentants des États, qui ont exprimé leur inquiétude quant à l'utilisation de ces fonds par le gouvernement fédéral pour priver les collectivités locales de leur autonomie réglementaire.
Bien que la sénatrice Marsha Blackburn ait coordonné la réduction de l'interdiction à cinq ans dans la version finale et ait inclus des exceptions pour protéger la sécurité des enfants, les comportements trompeurs et les portraits, voix et noms personnels, et ait même spécifiquement exclu la loi ELVIS (utilisée pour interdire les applications d'intelligence artificielle qui interdisent l'utilisation non autorisée des voix et des images des musiciens) qui avait été adoptée par le Tennessee, elle n'a toujours pas réussi à dissiper les doutes des autres législateurs sur cette disposition.
Alors que la pression montait, certains membres républicains qui avaient auparavant exprimé leur soutien ont commencé à revenir sur leurs positions. Marsha Blackburn a finalement retiré son soutien au projet de loi avant le vote, et Ted Cruz lui-même a accepté de supprimer cette clause, indiquant ainsi que l'élan qui avait soutenu le projet de loi avait complètement disparu.
Ce veto signifie que la future réglementation de l'IA aux États-Unis restera principalement sous le contrôle des gouvernements des États, permettant à chaque État de formuler indépendamment sa réglementation en fonction des besoins sectoriels et de la valeur sociale locale. Compte tenu de la pénétration rapide des applications d'IA dans divers secteurs, notamment la création de contenu, l'éducation, la finance et le système juridique, ce modèle de gouvernance ouverte engendrera des disparités réglementaires et des coûts de conformité pour les entreprises, mais il reflète également un consensus politique sur la gestion locale des technologies émergentes.
Les États-Unis n'en sont qu'aux prémices de l'étude d'une réglementation de l'intelligence artificielle. Le veto du Sénat laisse une plus grande marge de manœuvre aux États. Reste à voir si un système réglementaire efficace et équilibré pourra être mis en place à l'avenir.








