Les récents événements d'UbisoftRestructuration interne et tempête de personnelRien ne semble indiquer que cela va s'arrêter. Selon les médias étrangers, le nouvel opus très attendu de la série…Assassin's Creed : Nom de code Hexe Clint Hocking, directeur créatif d'Assassin's Creed Hexe, a officiellement démissionné. Bien que la société ait nommé en urgence un vétéran ayant travaillé sur Black Flag et Origins pour le remplacer, les licenciements à répétition, les poursuites judiciaires et les controverses entourant la nomination des cadres supérieurs ont mis à rude épreuve le moral de l'entreprise française de jeux vidéo.
Un vétéran de 20 ans fait ses adieux ; le réalisateur de "Black Flag" intervient pour sauver la situation.
Clint Hocking possède un CV impressionnant chez Ubisoft, ayant dirigé le développement créatif de plusieurs titres majeurs, dont Splinter Cell: Chaos Theory, Far Cry 2 et Watch Dogs: Legion. Les raisons exactes de son départ de l'entreprise restent pour l'instant inconnues.
Concernant ce changement majeur de personnel, Ubisoft a confirmé officiellement le départ de Clint Hocking et a souligné que le développement de Code: Hexe se poursuivra sans interruption. Désormais, le projet sera dirigé par Jean Guedson, l'un des trois directeurs créatifs actuels de la série Assassin's Creed. Jean Guedson a précédemment supervisé les jeux acclamés par la critique Assassin's Creed IV: Black Flag et Assassin's Creed Origins.
Licenciements, grèves et poursuites judiciaires : le chaos d'une période de transition
Ce départ d'un cadre supérieur n'est que la partie émergée de l'iceberg des récents bouleversements internes majeurs chez Ubisoft.
Afin de redresser ses activités en berne et le cours de son action, Ubisoft a profondément restructuré son organisation l'an dernier en plusieurs « pôles créatifs ». Parmi eux, Vantage Studios, principal pôle créatif en charge de la série Assassin's Creed, compte même Tencent parmi ses actionnaires.
Cependant, cette restructuration organisationnelle s'est accompagnée de fortes difficultés de croissance. En octobre dernier, l'ancien responsable de la série Assassin's Creed…Marc-Alexis CôtéIl a démissionné, affirmant par la suite avoir été « contraint de se retirer », et est actuellement en procès contre son ancien employeur. De plus, suite à une série de ventes catastrophiques de titres à succès, la société a connu plusieurs vagues de licenciements, des fermetures de studios et des grèves d'employés. Plus tôt ce mois-ci, des informations ont même fait surface selon lesquelles un employé aurait été licencié pour avoir critiqué la politique de « retour obligatoire au bureau » de l'entreprise.
Licenciements, grèves et poursuites judiciaires : le chaos d'une période de transition
Alors que les employés de première ligne sont confrontés à des licenciements et à des politiques de forte pression, la nomination des hauts dirigeants d'Ubisoft a également soulevé des questions sur le « népotisme ».
Vantage Studios, qui détient actuellement des titres phares comme Assassin's Creed, a nommé Charlie Guillemot, fils d'Yves Guillemot, actuel PDG d'Ubisoft, au poste de co-PDG. Alors que l'entreprise traverse une période de turbulences et a un besoin urgent de stabiliser ses effectifs, cette « succession familiale » soulève indéniablement des questions quant à sa future gouvernance, tant pour les personnes extérieures que pour les employés.
Analyse des points de vue
Assassin's Creed : Code Hex était initialement présenté comme l'épisode le plus sombre et le plus original de la série, centré sur la chasse aux sorcières du Saint-Empire romain germanique au XVIe siècle. Le départ de Clint Hocking, réalisateur réputé pour son approche expérimentale, pourrait modifier l'atmosphère du jeu.
Bien que l'arrivée de Jean Guedson soit sans aucun doute une décision prudente, elle suggère également qu'Ubisoft, confronté à un besoin urgent de profits stables, pourrait hésiter à prendre trop de risques en matière d'innovation avec ses licences phares.
D'un point de vue stratégique, Ubisoft traverse la phase la plus douloureuse de la transformation d'un géant traditionnel du jeu vidéo : il lui faut apaiser les investisseurs (en réduisant les coûts et en licenciant du personnel), obtenir des financements externes (Tencent) et, simultanément, garantir le contrôle absolu de la famille sur l'entreprise (en préparant la relève à la deuxième génération). Dans ce contexte de manœuvres politiques et d'incertitude, l'équipe de développement peut-elle réellement se concentrer sur la création d'un jeu qui émerveillera les joueurs ? La question est peut-être plus sérieuse que le simple remplacement du directeur créatif.


