L'IA étant devenue un symbole de puissance nationale, les risques géopolitiques ont fait de l'« IA souveraine » un terme clé. Afin de réduire sa dépendance aux chaînes d'approvisionnement externes, le groupe japonais Fujitsu a annoncé qu'à partir de mars prochain…production de masse formelleLes serveurs d'IA de fabrication locale, présentés comme « Made in Japan », tentent d'atteindre l'autonomie des données au niveau matériel.
Ce plan vise non seulement à répondre à la demande intérieure japonaise, mais aussi au marché européen, qui attache lui aussi une grande importance à la protection des données.
L'usine de Kasashima utilise un processus de production « intégré » pour garantir la traçabilité des pièces.
Ces serveurs seront fabriqués dans l'usine Fujitsu de Kasashima, dans la préfecture d'Ishikawa. Contrairement à de nombreuses marques qui se contentent d'un assemblage final local, Fujitsu insiste sur le fait qu'il s'agit d'une ligne de production intégrée, de l'assemblage des cartes de circuits imprimés (PCB) à l'assemblage complet de la machine.
L'objectif est de contrôler les technologies clés et d'assurer la traçabilité des principaux composants. Dans un contexte de cyberattaques fréquentes contre la chaîne d'approvisionnement, identifier précisément l'origine de chaque vis et de chaque carte de circuit imprimé est essentiel à la conformité en matière de cybersécurité, notamment pour les organismes gouvernementaux et les entreprises qui traitent des données sensibles.
Basé sur l'architecture NVIDIA Blackwell, en collaboration avec Supermicro
Côté spécifications, ce serveur « MIJ » est tout sauf négligé. La première vague de produits sera équipée des toutes dernières configurations graphiques NVIDIA : carte mère HGX B300 et carte graphique RTX PRO 6000 Blackwell Server Edition.
Ce résultat découle également du renforcement de la coopération entre Fujitsu et le fabricant de serveurs Supermicro. Les deux entreprises proposeront des services intégrés pour ces serveurs d'IA souverains de fabrication japonaise, de la planification au développement, en passant par la production, la vente et la maintenance.
La puce « MONAKA », développée en interne, fait sa grande apparition finale.
Outre son adoption de l'écosystème NVIDIA, Fujitsu n'a pas pour autant négligé ses propres atouts technologiques. L'entreprise prévoit de lancer cette année la production de serveurs équipés de son processeur « FUJITSU-MONAKA ». Ce serveur, également fabriqué au Japon, privilégie les hautes performances et l'efficacité énergétique, et intègre une technologie de calcul confidentiel pour lutter contre les menaces de sécurité matérielles et garantir une protection renforcée des données. Gravé en 2 nm par TSMC, il utilise un cœur basé sur le jeu d'instructions Armv9-A et prend en charge le jeu d'instructions SVE2.



