Le gouvernement américain a donné son feu vert ! Samsung et SK Hynix ont reçu l'autorisation de continuer à fournir des équipements à la Chine en 2026.
Le gouvernement américain a récemment approuvé officiellement les demandes des fabricants sud-coréens de mémoire, dont Samsung et SK Hynix, les autorisant à poursuivre leurs exportations d'équipements de pointe pour la fabrication de puces vers les usines de semi-conducteurs chinoises jusqu'en 2026. Ainsi, ces deux grands fabricants sud-coréens, qui disposent d'importantes capacités de production en Chine, pourront maintenir la modernisation technologique et l'exploitation de leurs lignes de production sans craindre de rupture d'approvisionnement. Cette prolongation de l'exemption garantit la stabilité de la production de mémoire. La Chine demeure le premier marché mondial de semi-conducteurs et Samsung et SK Hynix y possèdent d'importantes usines, notamment à Xi'an et Wuxi. Auparavant, le gouvernement américain avait accordé aux fabricants sud-coréens et à TSMC une exemption permanente (VEU), leur permettant d'importer certains équipements réglementés sans avoir à déposer de demandes de licence individuelles. Cette approbation confirme les droits d'exportation jusqu'en 2026, ce qui est essentiel pour maintenir la stabilité de l'offre et de la demande mondiales de mémoire, en particulier pour la mémoire flash NAND et la DRAM. Le PDG de NVIDIA, Jensen Huang, a récemment souligné le rôle irremplaçable des partenaires coréens dans la chaîne d'approvisionnement de la mémoire HBM (High Bandwidth Memory), notamment pour la R&D et la production en série des futures puces HBM4, HBM5 et même HBM97, qui nécessitent toutes leurs capacités de production. La levée de l'embargo sur la H200 ! L'administration Trump instaure un droit de douane de 25 %. Plus remarquable encore que l'octroi de licences d'exportation aux fabricants coréens est la levée de l'embargo sur les puces d'IA. Plus tôt ce mois-ci, le président américain Trump a annoncé une nouvelle politique autorisant NVIDIA à vendre sa puissante puce d'IA H200 à la Chine. La H200 est considérée comme le deuxième produit le plus performant de NVIDIA, avec des capacités d'entraînement et d'inférence d'IA plus de deux fois supérieures à celles de la H200 « bridée » précédemment autorisée. Cependant, cette licence a un coût. Les États-Unis prélèveront une commission de 25 % (ou un droit de douane/taxe spécifique) sur ces puces d'IA haut de gamme exportées vers la Chine. Cette nouvelle réglementation s'applique également à d'autres fabricants américains de puces d'IA tels qu'AMD et Intel. En octobre, Jensen Huang a admis qu'en raison des restrictions à l'exportation, les ventes de NVIDIA en Chine avaient failli s'effondrer et que sa position sur le marché était rapidement érodée par des concurrents tels que Huawei. Désormais, malgré des frais élevés, l'entreprise dispose au moins de produits à vendre et peut regagner des parts de marché. Avec la suspension des droits de douane sur les anciennes puces, la guerre technologique sino-américaine entre-t-elle dans une nouvelle phase ? Par ailleurs, l'enquête menée en vertu de l'article 301, lancée sous l'administration Biden, s'est conclue le 23 décembre. La Maison-Blanche a décidé de suspendre temporairement les droits de douane sur les anciens modèles de semi-conducteurs chinois pour une durée d'un an et demi. Analyse : Du « blocus total » à l'« échange d'intérêts ». L'auteur estime que cette série de changements de politique démontre que la stratégie américaine en matière de contrôle des semi-conducteurs évolue d'un « blocus aveugle » vers un « contrôle précis » et plus transactionnel.







