Microsoft a dévoilé une conception de centre de données visant à réduire la consommation d'eau, en utilisant le refroidissement direct des puces et l'évaporation nulle de l'eau pour assurer une dissipation efficace de la chaleur.
Suite à l'annonce récente d'un nouveau concept de centre de données construit en bois ignifugé, affichant jusqu'à 65 % d'émissions de carbone en moins que les méthodes de construction traditionnelles, Microsoft a dévoilé un autre concept axé sur la réduction de la consommation d'eau, dans le but d'atteindre ses objectifs de développement durable. Ce nouveau concept privilégie le refroidissement direct des puces, grâce à des plaques froides intégrées à un système en circuit fermé pour l'échange thermique. Cette méthode est plus efficace pour évacuer la chaleur que le refroidissement par air traditionnel et permet un contrôle précis de la température. Par ailleurs, Microsoft a adapté la structure des serveurs et des racks pour intégrer les nouveaux systèmes de gestion thermique et d'alimentation. Le système en circuit fermé utilise de l'eau de refroidissement à température relativement élevée, éliminant ainsi le besoin de refroidissement supplémentaire et réduisant la consommation d'énergie. Microsoft a également expliqué que sa technologie de refroidissement liquide sans vaporisation d'eau « Sidekick » sera utilisée dans son accélérateur d'IA interne, Maia. Cette technologie permet à l'eau de refroidissement de circuler en continu entre les serveurs et le système de refroidissement, réduisant ainsi davantage la consommation d'eau. De plus, Microsoft a optimisé la consommation d'eau dans les cuisines et les sanitaires de ses centres de données, permettant à chaque centre d'économiser environ 1.25 millions de litres d'eau par an. Depuis la mise en œuvre des nouvelles méthodes d'utilisation de l'eau cette année, Microsoft a déclaré que son indice d'efficacité hydrique (WUE) des centres de données a diminué, passant de 0.49 L/kWh en 2021 à 0.30 L/kWh en 2024, soit une amélioration d'environ 39 % et une différence pouvant atteindre 80 % par rapport à avant 2000.




