Le litige de licence entre Qualcomm et Arm est enfin clos. Le 1er octobre, un tribunal de district américain a officiellement rejeté la dernière action en justice d'Arm contre Qualcomm, mettant fin au litige débuté en 2022 et confirmant une « victoire complète » pour Qualcomm.
Le procès fait suite à l'acquisition par Qualcomm, en 2021, de la start-up spécialisée dans les puces Nuvia et à l'intégration de sa technologie CPU haute performance dans ses propres conceptions de processeurs. Arm a ensuite accusé Qualcomm et Nuvia d'avoir violé l'accord de licence d'architecture (ALA), arguant que la technologie sous licence ne devait pas automatiquement devenir la propriété de Qualcomm du fait de cette acquisition.
Cependant, le tribunalLe verdict du jury en décembre dernierLes deux parties ont estimé à l'unanimité que Qualcomm n'avait pas violé l'accord de licence et ont confirmé que la technologie Nuvia peut être légalement utilisée dans le cadre de l'accord de licence d'architecture existant de Qualcomm.
La Cour affirme le « droit à l'innovation »
Ann Chaplin, conseillère juridique de Qualcomm, a déclaré que cette décision représente une victoire pour Qualcomm et Nuvia dans leur bataille juridique.« Victoire complète et définitive », tout en soulignant que « notre droit à l'innovation est protégé dans ce cas » et en appelant Arm à revenir à une concurrence loyale et à maintenir le développement sain de l'écosystème industriel.
Bien qu'Arm ait annoncé par la suite qu'il ferait immédiatement appel pour tenter d'annuler la décision, l'industrie a généralement estimé que Qualcomm avait remporté une victoire juridique cruciale, suffisante pour ouvrir la voie à la conception ultérieure du produit.
Impact sur l'industrie et aménagement futur
Dans une interview avec Bloomberg News, Neil Shah, vice-président de Counterpoint Research, a souligné que cette victoire est d'une grande importance stratégique pour Qualcomm car elle peut déployer la technologie CPU haute performance de Nuvia dans une gamme plus large d'applications, notamment les PC, les smartphones, les automobiles, ainsi que les scénarios de calcul haute performance tels que les serveurs d'IA et les robots humanoïdes.
Cela signifie également que Qualcomm peut défier davantage Intel, AMD et Apple sur les marchés des PC et des serveurs où les architectures x86 et Arm sont très compétitives, et lancer des processeurs, tout en obtenant un plus grand avantage dans la nouvelle ère portée par l'IA.
Défi du bras
Pour Arm, ce revers la prive non seulement d'un certain contrôle sur les licences, mais met également en lumière les tensions entre elle et ses partenaires de l'industrie des puces. Alors qu'Arm développe activement ses secteurs du cloud et de l'IA, maintenir ses revenus de licences sans compromettre la dynamique d'innovation de ses partenaires constituera un test pour ses stratégies futures.
Conclusion
Le litige juridique entre Qualcomm et Arm reflète, dans une certaine mesure, la lutte de pouvoir qui oppose l'industrie à l'IA, aux PC et aux architectures informatiques de nouvelle génération. Pour Qualcomm, la levée de l'interdiction de la technologie Nuvia sera un outil crucial pour faire progresser sa série Snapdragon X et ses solutions serveur. Pour Arm, il s'agit de trouver un équilibre entre le maintien du contrôle de son écosystème existant et la préservation de ses partenariats.
Même si le procès peut se poursuivre pendant que la procédure d’appel se déroule, Qualcomm dispose d’un avantage significatif, du moins pour l’instant.
