Frances Haugen, une ancienne employée de Facebook qui a travaillé sur les questions d'intégrité civiqueDépôt de plaintes, affirmant que Facebook a en réalité permis la propagation de fausses nouvelles et de discours haineux afin d'accroître le trafic et les revenus publicitaires. Auparavant, un autre ancien employé, également responsable de l'intégrité civique de Facebook, avait également témoigné, soulignant même que les superviseurs internes donnaient souvent des instructions pour éviter les restrictions de contenu excessives qui nuisaient à la croissance du trafic.
Le Washington Post a notéUn autre ancien employé, responsable de l'intégrité civique de Facebook, a témoigné que Facebook n'avait pas géré correctement les fausses nouvelles controversées et les discours de haine, comme il l'avait déclaré au monde extérieur. Au contraire, le réseau social a délibérément laissé circuler ces contenus et n'a traité de manière négative que les contenus signalés et auxquels il a répondu, afin d'augmenter le trafic et les revenus publicitaires.
Selon l'ancien employé, Facebook a délibérément permis la diffusion de contenu conflictuel pour générer plus de trafic tout en évitant de mettre en colère le président de l'époque, Trump, et ses partisans, réduisant ainsi le risque de restreindre le développement de ses propres services et potentiellement même d'affecter la croissance du nombre d'utilisateurs.
Le témoignage de cet ancien employé fait écho aux accusations formulées plus tôt par Frances Haugen, soulignant que Facebook savait que sa plateforme de services était utilisée pour diffuser de fausses informations telles que la haine, la violence et les fake news, mais a quand même donné la priorité à sa propre publicité, à son trafic et à d'autres intérêts, affectant ainsi l'expérience d'un plus grand nombre d'utilisateurs.
Cependant, Facebook a ultérieurement réfuté les propos de Frances Haugen, les qualifiant de trompeurs. L'entreprise a souligné qu'elle s'efforçait de concilier la liberté d'expression des utilisateurs avec le respect de la vie privée et de la sécurité, et qu'elle s'efforçait en permanence de lutter contre la désinformation et les contenus préjudiciables. Dans un communiqué ultérieur, Nick Clegg, porte-parole de Facebook, a révélé que Facebook et Instagram allaient adapter leurs plateformes afin d'offrir aux utilisateurs une expérience « plus d'amis, moins de politique ».



