Après deux ans d'enquête, Microsoft a finalement évité la réglementation européenne sur ses ventes groupées de sa plateforme de collaboration Microsoft Teams.Risques antitrustCommission européenneExpress, a désormais accepté le plan d'engagement proposé par Microsoft, notamment en séparant Microsoft Teams des suites de productivité Office 365 et Microsoft 365 et en les vendant indépendamment, et en augmentant simultanément la différence de prix entre les versions contenant ou excluant les services Microsoft Teams pour garantir une concurrence loyale sur le marché.
L'affaire remonte à la plainte déposée par Slack en 2020, accusant Microsoft d'avoir forcé la vente de Microsoft Teams en conjonction avec la suite Office, empêchant ainsi les concurrents d'obtenir davantage d'opportunités de concurrence sur le marché.Ouverture d'une enquête officielle, et en 2024, elle a déterminé de manière préliminaire que Microsoft avait effectivement bénéficié d'avantages de distribution indus et avait même restreint l'interopérabilité entre les produits concurrents et les services Microsoft. Si la décision est confirmée, Microsoft s'expose à une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d'affaires mondial.
Afin d’éviter d’énormes amendes, Microsoft a commencé à fournirVersions Office sans Microsoft TeamsL’UE estimait toutefois à l’époque que cette mesure n’était pas suffisante pour éliminer complètement les problèmes de concurrence et nécessitait de nouveaux ajustements.
Enfin, Microsoft s'est engagé à creuser de 50 % l'écart de prix entre les versions incluant et excluant Microsoft Teams et à ne plus proposer de remises supplémentaires sur Microsoft Teams ou les packages l'incluant. De plus, Microsoft s'est engagé à assurer une interopérabilité logicielle complète, permettant à ses concurrents d'intégrer des applications Office à leurs propres produits, et à permettre aux clients d'accéder aux données de messagerie du service Microsoft Teams et de les transférer vers d'autres services.
Selon l'annonce de l'UE, l'engagement de Microsoft durera sept ans, tandis que les engagements sur l'interopérabilité des logiciels et la portabilité des données devront être respectés pendant dix ans, et leur mise en œuvre sera régulièrement contrôlée par des contrôleurs indépendants.








