En réponse à la pression exercée par l'UE sur le Digital Markets Act (DMA), l'UE s'est demandé si la fourniture de méthodes d'utilisation des services sélectionnées par l'utilisateur était trompeuse.Décision d'imposer une amende de 2 millions d'euros, MétaExpressL'entreprise n'apportera plus d'ajustements à l'utilisation de ses services Facebook et Instagram, même si elle risque d'être à nouveau accusée par l'UE de violations des lois antitrust dans les semaines à venir et pourrait même être confrontée à des amendes pouvant aller jusqu'à 5 % de son chiffre d'affaires mondial par jour.
Avant cela, en réponse aux exigences de la loi sur les marchés numériques de l'UE, Meta a ajusté ses services tels que Facebook en Europe pour permettre aux utilisateurs de choisir différentes options, notamment en conservant le modèle d'utilisation existant, c'est-à-dire en acceptant l'interférence de l'exposition publicitaire personnalisée, mais en l'utilisant gratuitement, ou en payant un abonnement mensuel pour éviter tout contenu publicitaire.
Confronté aux accusations de l'UE d'induire les utilisateurs en erreur, Meta a lancé une nouvelle version gratuite de son service en novembre 2024 et ajusté le prix des abonnements payants à 11 €, ce qui a incité la Commission européenne à réévaluer son impact. Cependant, la Commission a jugé ces améliorations trop mineures et toujours incompatibles avec son engagement de « respecter le droit des utilisateurs au libre choix ». Par conséquent, elle a adressé un avertissement à Meta en juin dernier, l'informant que si aucune autre modification n'était apportée, une procédure antitrust serait réouverte dès fin juillet, avec un risque d'amendes journalières pouvant atteindre 6 % du chiffre d'affaires quotidien mondial de Meta.
Toutefois, selon certaines sources, la direction de Meta, après examen de la situation, estime que l'entreprise est désormais « pleinement conforme » et ne fera aucune concession supplémentaire, sauf en cas de modifications significatives de la réglementation européenne ou de l'environnement extérieur. Meta a également souligné publiquement à plusieurs reprises avoir déjà proposé au marché européen des options allant au-delà des exigences de la loi sur les marchés numériques et estime que les critiques de l'UE à l'égard de son modèle économique constituent une « application sélective ».
Pour Meta, un compromis excessif mettrait en péril la structure de ses revenus publicitaires, notamment sur les marchés matures comme l'Europe, où la publicité personnalisée demeure l'une de ses principales sources de revenus. Les estimations du marché suggèrent qu'en cas de suppression totale des licences obligatoires, les revenus publicitaires de Meta en Europe diminueraient de plus de 10 %, ce qui pèserait fortement sur sa croissance.
L'UE n'a pas encore fait de commentaire officiel, mais a clairement exprimé sa désapprobation du modèle économique de Meta, qui utilise des frais pour contraindre les utilisateurs à accepter le suivi publicitaire. On ignore encore si l'UE imposera ultérieurement une amende plus élevée, voire exigera une refonte complète de sa politique.



