Alors qu'Apple et Google insistent sur la rigueur des procédures de validation de leurs plateformes respectives, l'App Store et le Google Play Store, un récent rapport d'enquête a porté un coup dur à ces deux géants. Selon l'organisation à but non lucratif Tech Transparency Project (TPP)...Dernière enquêteIl a été découvert que ces deux plateformes répertorient encore des dizaines d'applications « Nudify » (strip-tease), qui peuvent générer des images de nus sans consentement grâce à la technologie de l'IA.
Plusieurs applications illégales ont dépassé les 7 millions de téléchargements, et les plateformes impliquées en tirent profit.
Le rapport d'enquête de TTP souligne que, bien que les politiques des deux plateformes interdisent explicitement les contenus pornographiques ou les deepfakes non autorisés, les chercheurs ont tout de même trouvé 55 applications dotées de fonctions de « déshabillage » sur le Google Play Store et 47 applications sur l'App Store.
Ces applications ont eu un impact considérable, cumulant plus de 7 millions de téléchargements et générant plus de 1.17 millions de dollars de revenus. Étant donné qu'Apple et Google prélèvent généralement une commission de 15 % à 30 % sur les achats intégrés ou les téléchargements payants, cela signifie que les deux géants de la technologie profitent indirectement de ces applications qui violent la vie privée et favorisent les abus sexuels en ligne.
Certaines de ces applications étaient même approuvées pour les enfants : Apple en proposait pour les 4 ans et plus, voire les 9 ans et plus, tandis que Google en recommandait pour les 13 ans et plus. Pourtant, toutes semblent enfreindre directement la politique de l’entreprise, même pour les utilisateurs adultes. pic.twitter.com/bShqEYMpIL
— Projet de transparence technologique (@TTP_updates) 27 janvier 2026
Avec des limites d'âge laxistes, les enfants risquent de devenir des cibles.
Le point le plus ironique du rapport concerne la classification par âge de ces applications. Nombre d'entre elles, capables de générer des images de nudité, sont en réalité présentées comme « adaptées aux adolescents », voire aux enfants. Par exemple, l'application DreamFace est indiquée comme convenant aux 13 ans et plus sur le Google Play Store, et même aux 9 ans et plus sur l'App Store.
Grok a été mentionné à nouveau.
Outre ces applications peu connues, le rapport mentionne également Grok de xAI. Bien que Grok ne soit qu'un chatbot pour xAI, il a été démontré qu'il pouvait être jailbreaké pour générer des deepfakes pornographiques de célébrités, voire même impliquer de la pédopornographie. Malgré les démentis catégoriques d'Elon Musk quant à la production d'images de mineurs nus par Grok (soulignant que cette possibilité est extrêmement faible), TTP estime que le contrôle exercé par la plateforme sur ces outils à haut risque demeure insuffisant.
Réponse officielle : Certaines applications ont été retirées des boutiques d’applications.
En réponse à ces allégations, Apple et Google ont immédiatement réagi. Apple a déclaré à CNBC avoir retiré les 24 applications mentionnées dans le rapport, tandis qu'un porte-parole de Google a indiqué avoir suspendu « plusieurs » applications incriminées, sans toutefois préciser leur nombre. Cela laisse entendre que, malgré le début du nettoyage officiel, le nombre d'applications concernées, près de 100, est encore loin d'être atteint.



