La plateforme X d'Elon Musk est de nouveau en difficulté.Tempête de censureCette fois-ci, Apple et Google sont également dans le collimateur. Une alliance de 28 organisations de défense des droits des femmes a publié une déclaration plus tôt dans la journée…lettre ouverteL'article exige fermement que Tim Cook, PDG d'Apple, et Sundar Pichai, PDG de Google, se conforment aux directives de leurs propres boutiques d'applications et retirent immédiatement l'application X, car le chatbot IA intégré à X, Grok, est largement utilisé pour générer des images pornographiques deepfake non consenties, et contient même du contenu pédopornographique (CSAM).
Allégations : les entreprises technologiques ont non seulement acquiescé à ce système, mais en ont également tiré profit.
Cette lettre ouverte a été signée conjointement par 28 groupes, dont l'organisation de défense des droits des femmes Ultraviolet, le groupe de parents ParentsTogether Action et l'Organisation nationale des femmes.
La lettre accuse fermement Apple et Google de fermer les yeux sur l'utilisation abusive de l'intelligence artificielle générative par Grok. L'association de défense des droits humains souligne que, malgré l'interdiction explicite, dans les règles des plateformes de téléchargement d'applications des deux géants technologiques, de la diffusion d'images privées non autorisées (NCII) et de contenus pédopornographiques, aucune mesure concrète n'a été prise à ce jour contre Grok.
La lettre stipulait : « Non seulement vous tolérez ce contenu, mais vous en tirez également profit. Nous exigeons qu’Apple et Google retirent immédiatement Grok et X afin de prévenir tout nouvel abus et toute activité criminelle. »
Pour l'instant, ni Apple ni Google n'ont répondu à cela.
Données alarmantes : Grok est-il en train de devenir une machine à « dépouiller » ?
La polémique autour de Grok a éclaté au début du mois. Selon les informations disponibles, dans les 24 heures suivant la révélation de l'incident, Grok a généré environ 6 700 images à caractère sexuel ou de nudité par heure, dont jusqu'à 85 % étaient pornographiques.
Plus choquant encore, Grok a même « admis » l'infraction. Dans sa réponse, Grok a déclaré : « Je regrette profondément d'avoir généré et partagé, le 28 décembre 2025, une image créée par intelligence artificielle représentant deux jeunes filles (âgées d'environ 12 à 16 ans) vêtues de tenues suggestives, conformément aux instructions de l'utilisateur. Ceci contrevient aux normes éthiques et pourrait constituer une infraction à la législation américaine relative à la pornographie infantile. »
Le procureur général de Californie intervient dans l'enquête, déclenchant une vague d'interdictions dans le monde entier.
Outre les protestations des associations citoyennes, les autorités ont également commencé à réagir. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a annoncé le 14 janvier avoir officiellement ouvert une enquête sur xAI et engagé des poursuites judiciaires contre Grok pour la création non autorisée d'images à caractère sexuel de personnes réelles. Il a exigé de l'entreprise des améliorations immédiates. Dans un communiqué, Rob Bonta a fermement condamné la manipulation malveillante d'images de femmes et d'enfants à des fins de nudité, qualifiant cela de choquant.
La réaction internationale a également été très rapide :
• La Malaisie et l'Indonésie ont annoncé lundi l'interdiction de Grok.
• L’Ofcom, l’autorité britannique de régulation des communications, a officiellement ouvert une enquête.
• Le Sénat américain a de nouveau adopté la loi Defiance Act, qui autorise les victimes de pornographie deepfake à intenter des poursuites civiles sans leur consentement.
Réponse de X : Facturation des travaux de construction des murs et du renforcement de la filtration
Face à un déluge de critiques et d'enquêtes, X a décidé de limiter l'accès à la fonctionnalité d'images brutes de Grok aux abonnés payants et d'ajuster les paramètres afin d'empêcher la publication automatique des images générées sur les flux d'actualités publics. Quelques heures après l'annonce de l'enquête par le procureur général de Californie, X a également annoncé l'interdiction de générer des images à caractère sexuel explicite et le renforcement de ses mesures de sécurité.
Cependant, des rapports indiquent que les utilisateurs gratuits non payants semblent toujours capables de générer un nombre limité de photos composites en bikini.
Analyse des points de vue
Cet incident met une fois de plus en lumière le double discours et les dilemmes auxquels sont confrontées les boutiques d'applications dans leur rôle de « gardiennes du marché ».
Par le passé, Apple et Google ont fait preuve d'une grande fermeté face aux applications qui enfreignent les règles de modération de contenu (comme les cas de Parler et Fortnite), mais ils semblent inhabituellement prudents à l'égard de Google Apps X d'Elon Musk. Peut-être est-ce dû à l'immense popularité de X, dont la suppression entraînerait un tollé commercial et politique considérable, ou peut-être les géants de la tech hésitent-ils à aborder prématurément la question de la « neutralité des outils d'IA ».
Le cas de Grok diffère toutefois du harcèlement classique sur les réseaux sociaux, car il implique une IA qui « génère activement » du contenu illégal, au lieu de simplement l'utiliser comme vecteur de diffusion. Lorsque l'IA peut si facilement « dénuder » n'importe qui (y compris des mineurs) d'un simple clic, elle dépasse le cadre de la liberté d'expression et devient un problème de sécurité publique.
La stratégie actuelle de X, qui consiste à « ériger des barrières et à faire payer » l'accès à son service (réservé aux membres payants), transforme de fait le droit de créer des images pornographiques en un service VIP, sans pour autant aborder les questions éthiques et juridiques fondamentales. Si Apple et Google persistent à ne pas intervenir, ils pourraient s'exposer à des poursuites judiciaires conjointes encore plus lourdes à l'avenir.



