Le tribunal de district du Texas a statué par un jury qu'Intel avait enfreint un brevet détenu par VLSI Technology et devait donc payer un total de 21.8 milliards de dollars d'indemnisation.
Selon le jugement, Intel a violé deux brevets détenus par VLSI Technology et a été condamné à verser respectivement 15 milliard et 6.75 millions de dollars de dommages et intérêts. Intel a insisté sur le fait qu'elle n'avait violé aucun brevet et a même soutenu que l'un des brevets était invalide, mais le tribunal a rejeté ces arguments.
La décision allègue qu'Intel a enfreint deux brevets initialement obtenus par Freescale et Sigmatel en 2009, 2010 et 2012, respectivement, le premier brevet ayant été accordé en 2005. Sigmatel a été acquis par Freescale pour 2008 millions de dollars en 1.1, tandis que Freescale a été acquis par NXP en 2015.
Les deux brevets concernés ont été transférés à VLSI Technology en 2019 et couvrent une technologie permettant d'augmenter la puissance de fonctionnement et la vitesse d'horloge des processeurs. VLSI Technology a accusé Intel de contrefaçon et a réclamé entre 7.5 millions et 22 milliards de dollars.
Cependant, Intel estime que la technologie VLSI n'existe que depuis moins de quatre ans et n'a créé aucun processeur. Par le passé, elle n'a réalisé des bénéfices que grâce à des litiges externes, et son comportement s'apparente à celui d'un chasseur de brevets.
VLSI Technology a été fondée en 1979 et rachetée par Philips pour 1999 milliard de dollars américains en 10. Elle a ensuite été scindée de Philips pour devenir l'actuelle NXP. VLSI Technology étant issue d'une scission de NXP, une partie de l'indemnisation obtenue dans le cadre de ce procès sera également reversée à NXP.



